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FIED’2014

DAKAR, 28-29 NOVEMBRE 2014

    I – CONTEXTE ET JUSTIFICATION
THEME: MONDIALISATION ET CRISES :
QUELLES ALTERNATIVES DE DEVELOPPEMENT DURABLE
POUR L’AFRIQUE - ETATS ET ENTREPRISES -
  II- RAISONS
  II- OBJECTIFS GENERAUX
  IV- METHOLOGIES
  V- RESULTATS ET ATTENTES
     

I – CONTEXTE ET JUSTIFICATION

Le Forum Intelligence Economique et Développement - FIED - est un forum économique qui rassemble de multiples parties prenantes telles que des dirigeants d’entreprises et de syndicats, des personnalités de la
société civile, universitaires, des responsables politiques et d’organisations internationales, pour débattre des grands enjeux du XXIe siècle sur le développement. Depuis plus de dix ans (10), SOPEL International travaille sur le concept d’Intelligence Economique et Développement (IED), qui
préconise trois phases pilotes pour atteindre le développement d’un pays :
- sécurité alimentaire
- sécurité économique
- civisme et patriotisme économique.
A travers nos recherches, enquêtes et fora, nous avons tenté de comprendre comment les pays du Sud, avec 2% des échanges mondiaux, peuvent-ils s’arrimer au mouvement de mondialisation, sans désarticuler totalement leur économie ?
Le Forum 2014 se focalise sur les aspects structurels de la globalisation des économies. La mondialisation est considérée, comme le sujet le plus controversé des débats économiques régionaux et internationaux de cette décennie.

Depuis la fin de la guerre froide et la chute du mur de Berlin, le nombre d’acteurs économiques sur les marchés mondiaux est passé d’environ un à six ou sept milliards. La globalisation a élargi considérablement la force de travail productive, créant de nouveaux pôles de fabrication et de
services dans le monde en développement, stimulant la demande en énergie et en produits de base et ouvrant la perspective d’un fort accroissement de la consommation. De nouveaux volumes d’épargne viennent s’ajouter aux flux mondiaux de capitaux flottants (hot money) aspirés par les opportunités
d’investissements sur les marchés émergents et dans les économies développées en pleine mutation. Les transferts de compétences, de technologies, d’informations et de connaissances appliquées se précipitent également.
Le flux mondial des échanges a plus que doublé depuis 1990. Des économies moins protectionnistes ont permis une baisse du coût des biens et services. Un plus grand nombre de pays se tournent vers les
exportations pour stimuler la croissance. Si les achats des pays développés restent importants, les nouveaux courants commerciaux portent la marque d’une régionalisation et d’une mondialisation des
chaînes logistiques et d’un gonflement des échanges « sud-sud ». Et pourtant, beaucoup restent à la périphérie de cette mondialisation et certains perdent même encore du terrain. Les exclus peuvent être des pays ou certaines de leurs régions, des catégories d’individus, ou encore
des personnes prises individuellement. Nous sommes aussi les témoins de la malnutrition, de la pauvreté et des problèmes environnementaux que pose cette explosion de la croissance : les rivières sont polluées, la réduction de la couche d’ozone et la hausse des températures menacent la santé et le climat. L’énergie et les denrées alimentaires sont hors de porté d’une certaine classe sociale.
La mondialisation ouvre de très larges horizons, mais l’exclusion, la misère, la dégradation de l’environnement, la spéculation sur l’énergie et les denrées alimentaires créent des bombes à retardement, qui déstabiliseront des années d’efforts de construction d’une stabilité économique et sociale.

Le continent africain avec ses 30,3 millions de km², est fort d'un marché potentiel de plus d’un milliard de consommateurs, une population de près de 70% de jeunes de moins de vingt ans, un taux de croissance de 5% à 9% en moyenne depuis 1996, et surtout des potentialités naturelles
énormes: pétrole, mines, forêts, agriculture, énergies, hydraulique, tourisme, etc.
Son développement est au cœur de ces grands enjeux, où figurent en bonne place les nouvelles technologies de l'information, l'accès équitable aux marchés, la croissance, l'éducation, la santé et la sécurité alimentaire.
La mondialisation est un phénomène multiforme et ses conséquences risquent de compromettre gravement les efforts des pays en développement. La conférence de DOHA devait apporter des
innovations majeures et un équilibre dans les échanges mondiaux avec les pays développés. Les différents blocages dans les négociations se succèdent et déstabilisent chaque jour, un peu plus, les économies des pays en développement. La réalisation des objectifs économiques majeurs de l’Afrique demeure ainsi la préoccupation des Etats Africains, de sa diaspora et de tous les acteurs et partenaires au développement.




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